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Bibliothèque Bh-Bz

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la BIBLE, textes en hébreu, grec (Septante), latin (Vulgate) et français

La Bible est un ouvrage rassemblant l'ensemble des livres de référence des religions juive et chrétienne. Le nombre de ces livres et leur classement ne sont pas identiques pour chacune d'elles. Ainsi la Tanakh (Bible juive) comprend 24 livres, qui se retrouvent, éventuellement complétés par quelques autres, dans la 1re partie (Ancien Testament) des Bibles chrétiennes ; ces dernières y ajoutent les livres du Nouveau Testament. Au total la Bible des catholiques et, à quelques nuances près celle des orthodoxes, est constituée de 73 livres ; celle des protestants, suivant leurs différents courants, a au maximum 66 livres. Sur ces questions et sur le contenu de la Bible, voir les articles correspondants (ainsi que ceux à venir) de la rubrique Sagesses et Spiritualités.
Dans la mesure du possible, on préfèrera la lecture d'une version française plus récente que celle mise en ligne ci-dessous, mais cette dernière présente l'avantage de mettre le texte français en parallèle avec les textes hébreux, grecs et latins de référence. Par ailleurs, les écrits bibliques étant à comprendre en fonction de leurs contextes historiques, on évitera les lectures littérales pratiquées parfois par des courants intégristes du protestantisme-évangéliste américain, ainsi que les visions désuètes adoptées par d'autres auteurs (telle la série télévisée Apocalypse de J. Prieur et G. Mordillat). Les pistes de lecture proposées par des ouvrages tels que ceux d'Etienne Charpentier (Pour lire l'Ancien Testament, Pour lire le Nouveau Testament) sont intellectuellement beucoup plus stimulantes.

Jean BOCCACE, fondateur de la prose littéraire italienne

Né en 1313, il meurt en 1375 à Certaldo, en Toscane. Formé dans les milieux de la banque florentine et dans ceux de la cour de Naples, il est pris très jeune d'une vocation pour les lettres. Cependant, de toutes ses œuvres, c'est le Décaméron que la postérité a retenu exclusivement : dix jeunes gens de la bourgeoisie florentine, fuyant la peste, égaient les dix journées qu'ils passent ensemble à la campagne en se racontant tour à tour des histoires sur des thèmes libres ou imposés. Ils accumulent la matières pour cent nouvelles, pour certaines osées dans le fond (mais jamais dans la forme), pour d'autres romanesques, voire héroïques. Dans leur diversité, impitoyables pour la médiocrité et la bêtises elles ne manquent ni de générosité ni d'élévation. Puis, le réveil de ses inquiétudes spirituelles le conduit à une vie d'austérité. Sa curiosité le tourne alors vers le mouvement de redécouverte des classiques latins et grecs, prémices de la Renaissance.

Napoléon de BONAPARTE, ci-devant empereur des Français

Issu d'une famille noble corse, il nait en 1769 à Ajaccio. Envoyé à l'école militaire de Brienne, il commence une carrière de militaire de garnison quand débute la Révolution. Il regagne alors la Corse où ses sympathies vont aux indépendantistes, mais des querelles de clans obligent sa famille à se réfugier sur le continent. Ses intérêts personnels le poussent à soutenir Robespierre, ce qui lui vaut d'être arrêté lors de la chute de ce dernier. Utilisant les hommes et les événements il se rend indispensable lors du coup d'état du 18 brumaire (9 nov. 1799) qui lui permet de prendre le pouvoir. Dès lors son objectif est de s'y maintenir, ce qu'il fait en réorganisant autoritairement la France à son profit et en utilisant l'esprit militaire issu de la Révolution. Ses campagnes militaires lui feront dominer l'Europe continentale, jusqu'à aboutir à l'inévitable catastrophe finale. Envoyé en résidence surveillée à Sainte-Hélène, dans l'Atlantique-sud, où il meurt en 1821 après avoir dicté à bâtons rompus ses Mémoires à Las Cases.

Gabriel BONVALOT, un Français dans l'Asie du "Grand Jeu"

("Voyages en Asie centrale et au Tibet", 1880)

Né à Epagne (Aube) en 1853, il meurt à Paris en 1933. Après avoir longtemps étudié les régions musulmanes de la Russie, il explore à partir de 1880 les nouveaux territoires occupés par celle-ci en Asie centrale. En 1886, il part de Tachkent et parvient à la frontière afghane, puis cherche un moyen pour parcourir le Pamir et atteindre la Chine. Traversant l'Altaï, le Pamir, le Chitral, l'Hindou Kouch, il parvient au Cachemire. En 1889, il projette de rallier la France au Tonkin, en une seule traite. Après avoir traversé l'Europe et la Russie en train, il continue à pied et à cheval à travers le Turkestan russe, la vallée de l'Ili, les Monts célestes (Tian Shan), le bassin du Tarim et du Lob Nor, le Kunlun, mais se voit barré l'accès à Lhassa. Poursuivant alors jusqu'à l'extrémité orientale du plateau tibétain, il rentre en jonque par le Sichuan. Par ses expéditions, financées par le gouvernement français, l'objectif de Gabriel Bonvalot a toujours été d'asseoir la puissance française aux yeux du monde.

Jean-Baptiste BOTUL, "le Socrate de Lairière"

Jean-Baptiste Botul est né le 15 août 1896 à Lairière (Aude) où il est mort dans l'indifférence générale le 15 août 1947. Il fait partie d'une longue tradition qui donna du XVe au XXe siècles de nombreux auteurs à la littérature francophone, de Clotilde de Vallons-Chalys de Surville à Théodore Illion, en passant par Clara Gazul ou Emile Mouette, et qui est relayée aujourd'hui au Québec par la brillante Maud Arenne. Philosophe français connu pour ses études sur l’œuvre d’Emmanuel Kant, inventeur de la taxithérapie, J.-B. Botul est aussi le fondateur de la ville paraguayenne de Nueva Königsberg. En dépit d'une existence mouvementée étroitement liée aux personnages et événements importants de son temps, se réclamant de la tradition orale, il n'a laissé aucun ouvrage écrit officiel. S’efforçant de réunir des retranscriptions de conférences et d'interventions orales ou des fragments de correspondance et des notes diverses, l’Association des amis de Jean-Baptiste Botul, contribue depuis 1999 à diffuser la "pensée botuliste".
(les recueils d'œuvres de "J.B.B." ayant tous été publiés à titre posthumes, leur passage au domaine public risque de ne se faire que dans un demi-siècle ; ci-dessous, les titres actuellement disponibles)

Louis-Antoine de BOUGAINVILLE, explorateur philosophe

("le Temps des grands navigateurs", 1766-1769)

Né en 1729 à Paris, il y meurt en 1811. Après s'être vainement battu au Canada aux côtés de Montcalm, il entre dans la marine. En 1764-1767 il crée à ses frais une colonie française aux Malouines, mais doit en évacuer les quelque 150 habitants sous les pressions anglaises et surtout espagnoles. De 1766 à 1769 il effectue un voyage d'exploration dans le Pacifique à bord de la Boudeuse et de l'Etoile, en rapportant de nombreuses données scientifiques, et l'évocation du mythe du "paradis polynésien". Lors de la guerre d'Amérique, en 1782, son inaction provoque la défaite navale des Saintes. Devant les désordres occasionnés par la Révolution, il quitte la marine en 1790, et en refuse le ministère en 1792. Emprisonné, il sauve sa tête quand Robespierre perd la sienne, et termine sa vie dans des fonctions honorifiques.

Henry BOUILLANE de Lacoste

("Voyages en Asie centrale et au Tibet", 1904)

Issu d'une vieille famille dauphinoise, il nait en 1868, et meurt en 1937. Officier de l'armée française, il est chargé au début des années 1900 d'une étude sur la prolongation du transsibérien à travers la Mandchourie. Il parcourt ensuite pendant plusieurs années la Perse, le Béloutchistan, l'Himalaya, l'Afghanistan, le Pamir, et finalement la Mongolie où il visite et fait des relevés de nombreux sites archéologiques.

Catherine de BOURBOULON, une femme à la découverte de l'Asie

("Voyages en Asie centrale et au Tibet", 1862)

Catherine Fanny Mac Leod nait en 1827 en Écosse. Elle immigre aux États-Unis avec sa mère. Cinq ans plus tard elle suit sa tante, épouse d'un diplomate espagnol, en Amérique latine. A vingt-quatre ans, elle épouse Alphonse de Bourboulon, diplomate français peu après posté en Chine. Elle le suit alors en Asie, à Shanghai, à Pékin. Elle prend des notes, esquisse des croquis de tout ce qu'elle voit, gens, coutumes, société, cités, palais princiers... la toute récente légation française mise en place par son époux, mais aussi les conflits et dangers. En 1862, elle convainc son mari de rentrer par la voie terrestre, "de Shanghaï à Moscou par Pékin", traversant steppes, déserts arides, montagnes... Elle meurt en 1865 à 38 ans d'une maladie contractée lors de cette dernière aventure.

les sœurs Charlotte, Émilie et Anne BRONTË

Les trois sœurs Charlotte (1815-1855), Émilie (1818-1848) et Anne (1820-1849) Brontë naissent et grandissent à Thornston, village désolé dans les landes du Yorkshire, où leur père est pasteur. Après la mort de leur mère (1821), elles connaissent une enfance marquée par une ambiance familiale austère et fermée. Elles se créent (avec leur frère) des mondes imaginaires : "la Confédération de Glasstown", qu'elles mettent en scène dans des récits, poèmes, pièces de théâtre... puis "le Cycle de Gondal". Par la suite, chacune d'elles se lance dans l'écriture de romans, qu'elles publient en 1847 et qui connaissent un grand succès. Mais la tuberculose emporte Émilie puis Anne, et ne laisse que quelques années de sursis à leur sœur Charlotte.
(de gauche à droite sur la peinture : Anne, Émilie, Charlotte)

John BUCHAN, G.C.M.G., G.C.V.O., C.H.

Né en 1876 à Perth (Écosse), il meurt au Canada en 1940. D'abord avocat à Londres, il accompagne le haut-commissaire pour l'Afrique-du-Sud dans cette région, pendant la guerre des Boers. En 1915, il se lance dans le journalisme et couvre la guerre pour le Times. L'année suivante, il rentre dans les services secrets britanniques et, parallèlement, il écrit de nombreux livres dont des romans d'espionnage. Le plus célèbre de ces derniers, les 39 marches sera adapté au cinéma par Albert Hitchcock. En 1935, il devient membre du parlement de Londres, puis est nommé en 1935 gouverneur du Canada. C'est là qu'il meurt accidentellement cinq ans plus tard.

Philippe BUCHEZ, gauchiste catholique avant l'heure

Né en 1796 à Matagne-la-Petite (en France jusqu'en 1815, aujourd'hui dans la province belge de Namur), il meurt à Rodez en 1865. Pendant la Restauration il milite dans les milieux d'extrême-gauche, fonde une loge maçonnique et est à l'origine de la Charbonnerie française. Il tente en 1821 un soulèvement anti-Bourbon dans les Vosges, est arrêté mais rapidement libéré. Devenu médecin en 1824, il rejoint les saint-simoniens l'année suivante. En opposition avec le régime de Louis-Philippe, il évolue dans les années 1830 vers un catholicisme orthodoxe et démocratique. Fortement engagé pour un mouvement de coopératives ouvrières, il jouit en 1848 d'une grande notoriété et est élu député. Mais son passage à la présidence de l'Assemblée législative est catastrophique, il se termine au bout de huit jours seulement, ce qui le contraint à se retirer de la politique.
En 1834-1840, avec Pierre-Célestin Roux, il a publié en 40 volumes (dans les 500 p. chacun) une œuvre qui aujourd'hui encore est une référence unique :

  • Histoire parlementaire de la Révolution française, ou Journal des Assemblées nationales, depuis 1789 jusqu'en 1815 : vol.1 (jusqu'à août 1789), vol.2 (août 1789 / févr. 1790), vol.3 (mars 1790 / août 1790), vol.4 (août 1790 / mars 1791), vol.5 (mars 1790 / mai 1790), vol.6 (mai 1790 / août 1790), vol.7 (août 1790 / nov. 1790), vol.8 (nov. 1790 / févr. 1791), vol.9 (févr. 1791 / mai 1791), vol.10 (mai 1791 / juillet 1791), vol.11 (juillet 1791 / sept. 1791), vol.12 (sept. 1791 / déc. 1791), vol.13 (janv. 1792 / mars 1792), vol.14 (avril 1792 / juin 1792), vol.15 (juin-juillet 1792), vol.16 (juillet-août 1792), vol.17 (août-sept. 1792), vol.18 (sept. 1792), vol.19 (sept.-oct. 1792), vol.20 (oct.-nov. 1792), vol.21 (nov.-déc. 1792), vol.22 (déc. 1792 / janv. 1793), vol.23 (janv. 1793), vol.24 (janv. 1793 / mars 1793), vol.25 (mars 1793 / avril 1793), vol.26 (avril-mai 1793), vol.27 (mai 1793), vol.28 (juin 1793 / oct. 1793), vol.29 (juin 1793 / oct. 1793), vol.30 (nov. 1793 / mai 1794), vol.31 (nov. 1793 / mai 1794), vol.32 (nov. 1793 / mai 1794), vol.33 (mai 1794 / juillet 1794), vol.34 (juillet-août 1794), vol.35 (juillet-août 1794), vol.36 (1794 / 1795), vol.37 (1795 / 1798), vol.38 (1798 / 1801), vol.39 (1802 / 1814), vol.40 (1814 / 1815).

 

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