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Bibliothèque Ga-Gz

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Émile GABORIAU, le pionnier du roman policier

Né à Saujon en 1832, il meurt en 1873 à Paris. S'inspirant des Histoires extraordinaires d'Edgar Poë qui venaient de paraître, il publie en 1866 l'Affaire Lerouge, prototype du roman policier à énigme qui allait connaître un succès considérable. Maître de l'angoisse, mais associant son lecteur à une enquête menée selon les plus classiques procédés judiciaires, il élucidait avec un grand souci de précision technique une affaire mystérieuse. Dans ses livres suivants apparaît le type du "fin limier", le policier Lecoq, qui procède par observation et raisonnement suivant une formule destinée à avoir une longue postérité.

GARCILASO de la VEGA, père de la littérature latino-américaine

Né à Cuzco en 1539, il meurt en 1616 à Cordoue. Il est le fils du conquistador Sébastien Garcilaso de la Vega et d'une petite-fille de l'Inca Tupac Yupanqui. Il est éduqué au Collège des Indiens nobles de Cuzco, fréquenté par les fils des principaux conquistadors, tout en restant en contact étroit avec sa mère et les derniers intellectuels incas. A vingt ans il entreprend un périlleux voyage pour aller en Espagne. Après divers démêlés à la Cour, il commence en 1563 une carrière militaire qu'il arrête en 1590. Il fréquente alors les milieux religieux et humanistes de Séville, Montilla et Cordoue, et rédige, malgré les problèmes posés par ses sources orales et écrites, plusieurs ouvrages sur l'histoire de la conquête de l'Amérique.

André GIDE, un grand bourgeois tourmenté

Né à Paris en 1869, il y meurt en 1951. Dès 1888, il prend la décision d'embrasser la carrière littéraire, ce qui lui est facilité par sa fortune personnelle. Ses œuvres ont un caractère autobiographique ne se limitant pas à son Journal (commencé en 1889). Il y exalte, après 1895, la liberté retrouvée loin des entraves du conformisme, qu'il soit moral ou esthétique. Il y affirme la valeur de l'individu et y prône la recherche du plaisir tout en montrant ses limites. L'entre-deux-guerres est pour lui une période d'engagement politique. Il condamne le colonialisme, le fascisme et l'hitlérisme. En 1936, il revient sur son enthousiasme pour le communisme (difficilement compatible avec sa situation sociale) après un voyage en URSS. Sa grande notoriété s'est depuis sensiblement affaiblie, mais lui a valu le prix Nobel de littérature en 1947.
(les œuvres ci-dessous ne sont pas encore dans le domaine public en France, leur téléchargement y est donc interdit)

Jean GIONO, pacifiste et écologiste avant l'heure

Né à Manosque en 1895, il y meurt en 1970. Plus ou moins autodidacte, il est très marqué par l'histoire de sa famille et par les horreurs de la guerre 1914-1918. En 1927 il publie son premier roman. On y trouve déjà les thèmes de ses œuvres à venir : l'angoisse, la fascination devant la nature, l'inquiétude de l'homme au contact du monde... En 1929, Colline connaît un succès immédiat tant auprès du public que de la critique. Les romans se succèdent. Il développe à son corps défendant, une image de prophète écologiste avant l'heure. Dans les années trente, face à la montée des périls internationaux, il milite pour un pacifisme intransigeant. La publication d'articles dans des revues à la réputation douteuse et la reprise de certaines de ses idées par Vichy pendant la guerre lui valent d'être arrêté à la Libération. En 1951, avec le Hussard sur le toit, il renoue avec un succès qui ne se démentira plus par la suite.
(les œuvres ci-dessous ne sont pas encore dans le domaine public en France, leur téléchargement y est donc interdit)

Jean GIRAUDOUX : sous la légèreté, le désenchantement

Né à Bellac en 1882, il meurt en 1944 à Paris. Les thèmes majeurs de son œuvre ont été inspirés par le Limousin où il est né, son entrée à l'École Normale Supérieure, un premier séjour en Allemagne, la Grande Guerre où il fut blessé, une mission aux États-Unis, une longue carrière aux Affaires étrangères, et enfin sa rencontre avec Jean Jouvet. Ses romans, pleins de fantaisie, de virtuosité et d'humour, présentent un monde régi par la bonté, prétexte permanent à l'effusion poétique la plus subtile. En 1928, sa première pièce de théâtre lui vaut une célébrité qui par la suite ne fera que se confirmer. Mais avec la montée des périls politiques, ses œuvres évoluent vers plus d'inquiétude, de gravité, voire de désenchantement.
En 1974 à la Comédie française, dans le rôle titre d'Ondine (vidéo 2' 17") Isabelle Adjani (portrait en 1994, vidéo 3' 25") fut si éblouissante, que le public et les médias ne s'en sont toujours pas remis (y compris Pierre Desproges, mais... à sa manière, vidéo, 4' 02").
(les œuvres ci-dessous ne sont pas encore dans le domaine public en France, leur téléchargement y est donc interdit)

Johann Wolfgang von GOETHE, précurseur du romantisme européen

Né à Francfort-sur-le-Main en 1749, il meurt en 1832 à Weimar. Il lit à 3 ans connaît le latin et le grec à 7 ans, suit des études de droit à Leipzig et à Strasbourg, devient avocat à la cour impériale. Il est passionné de musique (il en compose), féru de sciences, spécialiste d'histoire naturelle. Il côtoie les grands noms de l'art et de la science. Il maîtrise tous les genres : poésie, théâtre, roman... Il est la figure de proue de deux mouvements littéraires : le Sturm und Drang (Tempête et Passion) succédant à la période des Lumières et annonçant le romantisme, et du classicisme de Weimar. Son œuvre immense a placé l'Allemagne pendant un demi-siècle au premier plan littéraire, et ses chefs-d'œuvre universels, Faust et les Souffrances du jeune Werther, ont influencé toute l'Europe et traversé les générations. (vidéo : 13' 04")

Nicolas GOGOL, créateur du roman russe moderne

Né en 1809 à Sorotchinsky, il meurt à Moscou en 1852. Venu de son Ukraine natale à Saint-Pétersbourg, il y occupe un modeste poste dans un ministère, puis des fonctions de professeur d'histoire. En 1831, les Soirées du hameau lui valent la gloire du jour au lendemain. Elles sont suivies par d'autres recueils de nouvelles, de la comédie le Révizor et, en 1842, de son œuvre majeure, les Ames mortes. De tempérament inquiet et très sensible aux critiques, il sombre dans une crise intérieure qui l'amène à remettre en cause tout l'esprit de son œuvre, et à se laisser mourir.

Carlo GOLDONI, rénovateur de la comédie italienne

Né à Venise en 1717, il meurt en 1793 à Paris. A quarante ans, il abandonne sa carrière d'avocat pour se consacrer entièrement au théâtre. Il dépeint dans ses pièces des scènes de la vie réelle, en réaction contre la commedia dell'arte devenue trop conventionnelle et trop vulgaire. Cela l'entraîne dans une violente rivalité avec l'acteur Carlo Gozzi. Ces incessantes querelles finissent par le déterminer à quitter Venise pour s'installer à Paris en 1762. Il poursuit son œuvre en y écrivant d'excellentes comédies (en français) qui le consacrent comme le grand auteur du théâtre italien du XVIIIe siècle. Il rédige, également en français, ses Mémoires. Il devient professeur d'italien des princesses royales, ce qui lui vaudra de sombrer dans la misère sous la Révolution.

Ivan GONTCHAROV, un des maître du roman réaliste

Né à Simbirsk en 1812, il meurt à Saint-Pétersbourg en 1891. Il poursuit toute sa vie une carrière de haut fonctionnaire : dans l'instruction publique, dans la finance... et en 1853 on lui confie l'établissement des premières relations commerciales avec le Japon. En 1847, Une histoire banale, contant la déception d'un jeune idéaliste, est l'un des premiers romans réalistes russes. Le héros de son roman Oblomov (1859), aristocrate oisif, prototype de l'homme paresseux et médiocre sacrifiant ses rêves à une léthargie qu'il vit pourtant comme un drame, est devenu un mythe de la littérature russe. Devenu très célèbre de son vivant, Gontcharov est aujourd'hui l'objet d'une redécouverte.

Ruy GONZALES de CLAVIJO, ambassadeur auprès de Tamerlan

("Voyages en Asie centrale et au Tibet", 1403-1406)

La tradition dit qu'il nait à Madrid, ville où il meurt en 1412. Envoyé par Henri III, roi de Castille, comme ambassadeur auprès de Tamerlan, il part de Cadix, gagne Rhodes, Constantinople, Trébizonde, puis à travers l'Arménie et la Perse atteint Samarcande le 31 août 1404. Il est reçu par Tamerlan le 8 septembre. Dans le récit qu'il fait de son voyage, il décrit les fastes de la cour de Tamerlan, ainsi que les activités et les splendeurs de la capitale et de ses nombreux artisans, pour la plupart des captifs. A peine l'ambassade a-t-elle quitté Samarcande que survient la mort de Tamerlan, en février 1405, ce qui déclenche de nombreuses révoltes rendant plus difficile le retour des voyageurs.

Maxime (Pechkov, dit) GORKI, fondateur de la littérature réaliste et sociale soviétique

Né à Nijni Novgorod en 1868, il meurt en 1936 à Moscou. Elevé dans la pauvreté, il exerce de nombreux petits métiers, est vagabond, puis clerc d'avocat. Entre 1892 et 1895, ses premières nouvelles établissent sa renommée. Il écrit quelques contes réalistes sur l'homme au travail, veut devenir un maître à penser, développe dans ses romans et son théâtre des thèses philosophiques et sociales. Ses idées révolutionnaires lui valent d'être arrêté en 1905, et sa célébrité d'être libéré un an plus tard. Il voyage aux États-Unis et en Italie. Après la Révolution de 1917, il tente de jouer le rôle de défenseur de la culture, quitte l'URSS de 1921 à 1928, y revient enfin pour voir son nom donné (de 1932 à 1991) à sa ville natale et pour y mourir dans la gloire. (vidéo : 6' 46")

Balthazar GRACIAN y MORALES

Né à Belmonte (près de Calatayud) en 1601, il meurt en 1658 à Tarazona (près de Saragosse). Entré dans la Compagnie de Jésus en 1633, il publie des œuvres qui ont influencé la pensée morale européenne jusqu'à nos jours. Le Héros est une sorte de traité politique sur le chef idéal. L'Homme de cour (Oráculo manual y arte de prudencia) est un recueil de maximes morales. L'Homme détrompé (El Criticón), considéré comme son œuvre majeure, tient du roman allégorique et du conte philosophique : l'homme naturel et l'intellectuel y sont opposés au cours de nombreuses aventures et vicissitudes soulignant toute la vanité du monde.

Joseph-Fernand GRENARD, linguiste, explorateur, diplomate

("Voyages en Asie centrale et au Tibet", 1893-1894)

Il est né à Paris en 1866, et il y étudie les sciences politiques et des langues orientales. En 1891, Dutreuil de Rhins l'intègre dans l'expédition qu'il organise pour l'Asie centrale. En 1892, ils atteignent l'ouest du Tibet par le Ladakh, puis Khotan après la passe du Karakoram. En 1893, longeant l'Altintag, ils arrivent à la limite entre le Tibet et Qinghai et, se dirigeant vers le sud, atteignent le Tengri Nor après avoir franchi la passe de Tang-la. Mais on leur interdit de gagner Lhassa et ils sont obligés de quitter le pays. Suivant la piste caravanière vers Xining ils rencontrent de nombreuses difficultés et sont en butte à une population hostile. Le 5 juin 1894, le chef de l'expédition est assassiné à proximité du haut Yangtsé. Joseph-Fernand réussit à s'échapper, arrive à Xining quarante jours plus tard, et à Pékin le 16 décembre. En 1897-1898, Il publie les résultats de l'expédition. Pendant l'entre deux guerre il exerce d'importantes fonctions diplomatiques dans divers pays de l'Europe centrale et orientale. Il meurt en 1942.

Jacques et Guillaume GRIMM, frères conteurs

Nés à Hanau en 1785 et 1786, ils meurent à Berlin en 1863 et 1859. Ces deux frères, linguistes, philologues et écrivains allemands, ont écrit beaucoup d'œuvres en commun. Ils ont créé la philologie allemande, et sont les auteurs d'une Histoire de la langue allemande et d'un Dictionnaire allemand. Ils sont universellement connus par leurs recueils de contes et légendes germaniques (ou "européens", cf. leur prédécesseur Charles Perrault), destinés a priori aux enfants, et abondamment exploités au cinéma par Walt Disney, telle Blanche Neige (Hého ! Hého !, vidéo 1' 25").

  • Contes merveilleux, tome 1 (28 contes), tome 2 (43 contes).

 

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