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la RABATELIÈRE

 

 

 

la RABATELIÈRE au début du 20e siècle

Créée 30 ans plus tôt, la carte postale devient photographique vers 1900. Pendant 15 ans elle connaît un "âge d'or", s'illustrant des scènes typiques et des petits moments de la vie locale...
La Rabatelière au début du 20e siècle, en12 cartes postales :

Image rotator
(cartes postales : collection de Jean Meunier, de Chavagnes-en-Paillers)

la RABATELIÈRE - population de 1791 à 2010

En 1962, la définition de la population d'une commune ayant été modifiée, le nombre retenu dans le tableau (544 hab.) correspond à la nouvelle définition utilisée jusqu'à aujourd'hui. Suivant la définition antérieure, la Rabatelière aurait compté 514 habitants en 1962.
Les chiffres ci-dessous valent dans les limites communales à chaque date considérée. En1976, les limites entre la Rabatelière, Saint-André-Goule-d'Oie et Chauché ont été modifiées ; dans ses nouvelles limites, sa population en 1975 aurait été de 652 habitants.

 

1791

1796

1801

1806

1816

1821

1826

1831

1836

1841

1846

1851

 

490

684

288

394

 

392

373

343

343

351

390

419

1856

1861

1866

1872

1876

1881

1886

1891

1896

1901

1906

1911

1921

423

460

470

505

531

549

569

609

601

609

578

543

522

1926

1931

1936

1946

1954

1962

1968

1975

1982

1990

1999

2010

2016

515

494

502

501

462

544

603

660

695

708

689

860

975

 

ART et PATRIMOINE de la RABATELIÈRE

le Moulin de BEL-AIR

Les origines du moulin à vent de Bel-Air sont incertaines. Certains présument qu'il daterait du XVIe ou du XVIIe siècle. Selon d'autres, il daterait de 1827/1828. Et il n'est pas exclu que plusieurs moulins se soient succédé en cet endroit... Sur le cadastre de 1838, il est appelé "moulin de la Maison-Neuve". Entre 1860 et 1880, il fut surélevé afin d'installer des "ailes Berton", constituées de lames de bois modulables donnant une meilleure prise au vent. Ses derniers meuniers, Alcide et Henri Herbreteau, l'exploiteront jusqu'en 1943.
En 1983 une association fut créée pour le restaurer. En 1993, une nouvelle première mise au vent put être éffectuée, et depuis il est ouvert aux visiteurs (vidéo, 1' 42").

Aujourd'hui, l'Association du moulin de Bel-Air, qui le fait vivre et en assure l'entretien, réunit environ 65 personnes.

 

le Sanctuaire de NOTRE-DAME de la SALETTE

Le 30 juin 2010 le sanctuaire restauré de la Salette de la Rabatelière était inauguré.
De 1873 à 1908, Élie Hilairet et les fervents habitants de la Rabatelière ont doté leur paroisse d'une évocation des événements de la Salette (les apparitions de Notre Dame à la Salette dans les Alpes dauphinoises datant de 1846).
En 1998, son inscription à l'inventaire des Monuments Historiques a donné lieu à débats. L'ensemble architectural est-il beau ? Les esthètes ont pu faire la fine bouche, comme ils l'ont fait pour l'œuvre du facteur Cheval ou celles des artistes du milieu du XIXe siècle, aujourd'hui redécouverts. Incontestablement cette réalisation est étonnante et originale, représentative de la religiosité d'une époque (goût des pèlerinages) et de son curé. C'est à ce titre qu'il a été jugé important de le préserver.

Occupant le coteau descendant du moulin de Bel-Air vers le ruisseau de l'Anguiller, le sanctuaire utilise abondamment la brique, à l'époque matériau nouveau dans la région. Il se compose de trois monuments distincts reliés par des parcours processionnels, et complétés par un chemin de croix : la Représentation de la Salette, la Montée du Rosaire, et la Chapelle-donjon de la Croix de Jérusalem.

la Représentation de la Salette (1885 à 1888)
C'est une véritable mise en scène à l'aide de statues en fonte peinte des apparitions de 1846 dans le Dauphiné :
- en bas, la dame qui pleure ;
- ensuite, les voyants, Maximin et Mélanie ;
- au-dessus, les enfants écoutent le message de la dame ;
- au sommet, la Vierge glorieuse, sur un empilement de tours crénelées, s'élève vers le ciel.

la Montée du Rosaire (1889)
Sur le côté gauche de la Salette est aménagée une rampe bordée par seize petits oratoires ponctués de tourelles, dans lesquels sont fixées des tables de marbre blanc évoquant chacun des mystères du Rosaire. Au sommet de la montée, une tour carrée de plus de vingt mètres, flanquée de tourelles et surmontée d'une croix de sept mètres. A son pied, une Piéta en fonte peinte. A l'intérieur, un escalier aboutit à la terrasse supérieure où se trouve une statue du Sacré-Cœur.

la Chapelle-donjon de la Croix de Jérusalem (1893)
C'est au sommet du coteau, une construction de briques en forme de donjon carré flanqué de tourelles crénelées s'élevant au-dessus d'une crypte représentant le tombeau du Christ. Dans cette chapelle, une grande croix de bois, dite de Jérusalem. Taillée dans le bois d'un arbre du parc du château voisin, cette croix de 500 kilos fit d'abord le chemin du Calvaire (Via dolorosa) à Jérusalem, à dos de pèlerins. Au retour de Terre Sainte, toute la population de la Rabatelière, curé et maire en tête, alla la chercher le 28 septembre 1893 à la gare de l'Herbergement et en procession la transporta sur 13 kilomètres, à dos d'hommes et pieds nus, jusqu'à la chapelle. Elle y fut dressée, avec à ses pieds deux statues représentant la Foi et la Vendée martyre.


Visite en vidéo de la Salette de la Rabatelière
(7' 26")

Ce sanctuaire de Notre-Dame de la Salette de la Rabatelière est décrit par Claude Arrignon et Joseph Renaud dans Patrimoine religieux de la Vendée, 2003, p. 167-168, et doctement présenté sous le titre "les Folies de l'abbé Hilairet" (6 p.), par Alain Delaval et Marie-Pierre Nigues, dans la revue 303, Recherches et Créations, n° 89, 2005, p. 24 à 31, article repris en partie dans la brochure de présentation de l'ensemble monumental (extraits corrigés de la brochure, 4 p. 9 ill.).

la RABATELIÈRE - "Chronique paroissiale"

Éditée en 1892, elle a été rédigée par Hippolyte Boutin (1851-1901), à partir d'une base succinte d'Eugène Aillery (1806-1869). Elle aborde la question de la mort du curé Guesdon,  en janvier 1796, à partir de "documents inédits" qui tendent à disculper Charette dans cette affaire. (16 p. 192 ko, numérisation par Y. Brossard)

la RABATELIÈRE - bibliographie

(voir aussi la bibliographie sur "pays de Montaigu et Marches de Vendée et de Bretagne" )

- Barbarit (Louis-Marie), Clénet (Louis-Marie), "Philippe Allemand", in La nouvelle Vendée: voyage dans la Vendée industrielle, Éditions France-Empire, 1990, p 96-104.

- Chroniques paroissiales, t. 1 (canton de Saint-Fulgent), 1892, p. 411-442. Réédition Res Universis, 1992.

- Delaval (Alain), "Les folies de l'abbé Hilairet", in 303, Recherches et Créations, n°89, 2005, p. 24-31, 9 ill.

- Patrimoine des communes de la Vendée, t. 2, Le Flohic Éditions, 1999, p. 980-986.

- Renard (Jean), "Philippe Allemand passe de la cordonnerie familiale à l'entreprise", in La Vendée, Histoire d'un siècle, Recherches vendéennes, n°6, 1999, p. 327-330, 2 ill.

- Sourdeval (Charles de), "La Rabatelière", Annuaire de la Société d'émulation de la Vendée, 1871, p. 87-100.


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