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Montaigu - Histoire et Citoyenneté

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HISTOIRE de MONTAIGU en quelques lignes

Bien que des trouvailles archéologiques remontant à l’Antiquité, voire à la préhistoire, auraient été faites à Montaigu, et plus particulièrement dans le quartier Saint-Jacques1, son histoire remonte au mieux au Haut Moyen Âge, c’est-à-dire guère avant "l’an Mil".

L’origine de Montaigu correspond à l’établissement, peu avant l’an 1000, d’un premier château sur le site en éperon formé par la confluence de la Maine et de l’Asson, accompagné au nord une petite cité enclose dont il était séparé par le creusement d’une grande douve, dite plus tard "douves intérieures". On attribue traditionnellement cette origine à l’insécurité provoquée par les invasions normandes2. Mais il se pourrait aussi qu’elle soit une fondation de Foulques Nerra († 1040), comte d’Anjou et allié des comtes de Poitiers / ducs d’Aquitaine, quand il s’efforçait de refouler l’expansion bretonne qui s’était étendue sur la région aux IXe et Xe siècles3.

Dans ces années autour de l’an 1000, le premier seigneur de Montaigu aurait été un certain Gérard (Girard) Archemasle, au surnom curieux. C’est à cette époque qu’apparurent les "Marches séparantes de Bretagne et du Poitou" dont Montaigu sera le centre jusqu’en 1789. Une homonymie a fait prétendre, à tort, qu’un de ses seigneurs aurait pris part à la bataille d’Hastings et à la conquête de l’Angleterre en 1066. Leur généalogie reste incertaine jusque vers 11504.

Le XIIe siècle, période de forte croissance démographique, vit la ville de Montaigu agrandir son enceinte et le château moderniser ses défenses5. C’est à cette époque que l’hôpital fut fondé6. En limite d’une Bretagne alors indépendante, ses seigneurs, pari lesquels Maurice II († 1202), participèrent au conflit opposant les Plantagenets aux Capétiens qui cherchaient à établir leur souveraineté sur la région7. Longtemps aux côtés des premiers, ils finirent par basculer définitivement dans le camp des seconds dans les années 1380.

Aux débuts de la guerre de Cent ans (1337-1453), Montaigu qui appartenait à Jeanne de Belleville († 1359), fut mis sous séquestre par le roi de France. Elle puis ses successeurs, les Harpedane, furent amenés à soutenir les droits d’Edouard III (1312-1377), descendant des Plantagenets et petit-fils du roi de France Philippe IV le Bel8. Mais en 1383 Jean II Harpedane († 1434) changea d’allégeance, et en 1429, son fils Jean III († 1462) participa aux côtés de Jeanne d’Arc à la délivrance d’Orléans9. L’année 1411 reste connue pour les violents affrontements et le procès mémorable qui opposèrent les habitants de Montaigu à leur seigneur d’alors, Jean II Harpedane10.

En 1473, dans le cadre de sa lutte pour mettre fin à l’indépendance bretonne, le roi de France, Louis XI, acquit momentanément la seigneurie de Montaigu. En 1476, il fit renforcer et moderniser les fortifications de la ville et du château, et en 1479 il y établit un "siège royal", c’est-à-dire une importante juridiction royale. Mais celle-ci disparut quand, en 1491, son fils Charles VIII, qui venant d’épouser la duchesse Anne de Bretagne estimant le but atteint, rétrocéda Montaigu à ses anciens seigneurs11.

En 1517, les La Trémoille achetèrent la seigneurie de Montaigu. De 1563 à 1588, celle-ci se trouva prise dans la tourmente des guerres de Religion. La région fut ravagée par des bandes huguenotes incendiant, pillant, détruisant et, à l'occasion, massacrant des habitants. De 1563 à 1588, la ville de Montaigu changea dix fois de mains. Montaigu et ses abords avaient été ruinés, sa population avait été réduite probablement des deux-tiers, et en 1586, le démantèlement du Château, décidé six ans plus tôt à la paix du Fleix, avait mis fin au rôle militaire de la ville et de son château12.

Le XVIIe siècle fut une période de relèvement. En 1633, la seigneurie fut achetée par les La Lande de Machecoul, qui firent édifier un temple protestant dans la ville, mais leurs héritiers abandonneront la religion réformée avant la fin du siècle. La restauration des écoles, de l’hôpital, des institutions judiciaires seigneuriales et des institutions ecclésiales s’étendirent jusque dans la seconde moitié du XVIIIe siècle13. A la veille de la Révolution Montaigu exerçait les fonctions de centre régional et comptait dans les étroites limites de ses fossés et de ses faubourgs environ 1500 habitants14.

En 1789, la population montacutaine était en faveur des idées nouvelles15 mais, à partir de 1790, elle s’opposa majoritairement à la politique, anticatholique du gouvernement révolutionnaire et aux comportements de nouveaux privilégiés de ses partisans locaux. Cela aboutit aux mouvements de révoltes populaires de mars 1793, puis à la prise et à la destruction de la ville par les armées républicaines en septembre suivant. La ville "fut livrée au plus affreux pillage […] Murs de clôture, maisons, arbres, haies, en un mot tout […] fut démoli, coupé ou incendié. Montaigu n'était plus reconnaissable"16, ceci s’accompagnant de massacres ou exécutions qui se systématiseront dans les alentours au cours des mois suivants. Ceux de la bourgeoisie montacutaine qui avaient pris le parti du nouveau pouvoir et s’étaient réfugiés à Nantes, revinrent et dirigèrent durablement la ville17, en ruine et qui avait perdu la moitié sinon les deux-tiers de sa population de 1789.

Au milieu du XIXe siècle, Montaigu avait retrouvé le nombre d’habitants qu’elle avait avant la Révolution, mais avait perdu dès 1810 ses fonctions de chef-lieu de district puis de chef-lieu d’arrondissement. De la toute fin de la Révolution à 1935, la famille des Trastour, représentative d’une bourgeoisie locale alliant des opinions estimées progressistes et des comportements sociaux très conservateurs, imposa son omniprésence dans les municipalités successives de la ville18. L'arrivée du chemin de fer en 1866, bien que créant un quartier nouveau en avant de la gare, n'entraîna pas un essor économique important. Du 22 juin 1940 au début septembre 1944, Montaigu subit la présence de l’occupant.

Après l’occupation, entre juin 1940 et septembre 1944, l’évolution, amorcée aux élections municipales de Montaigu en 1935, se confirma dans les années 1950. Comme bientôt dans communes des alentours, des hommes issus de nouveaux milieux sociaux (en particulier du monde de l'entreprise) et s’étant faits eux-mêmes, accédèrent aux fonctions municipales. Malgré des permanences, les clivages antérieurs se trouvèrent pour beaucoup dépassés. Ce fut le début d’une période de forts changements.
Le développement économique devint une réalité. L'essor des transports routiers y joua un rôle important, permettant l'installation "d'usines à la campagne", et en 1975 sur 7709 actifs dans le canton de Montaigu, 3311 travaillaient dans le secteur secondaire, BTP inclus (soit 42,9 % des actifs). En 1982 ils étaient 4996 sur 9288 (soit 53,8 % des actifs). La part du secteur tertiaire a, depuis, pris plus d'importance19.
Démographiquement, la population qui avait jusqu'alors stagné pour Montaigu (1911 : 1908 hab., 1954 : 2172) et décliné pour les quatre communes environnantes de Boufféré, la Guyonnière, Saint-Georges-de-Montaigu et Saint-Hilaire-de-Loulay (1911 : 7996 hab., 1954 : 7387), a plus que doublé en 50 ans. En 2010, la population de Montaigu comptait 5050 habitants et celle des quatre autres communes 13 740.
L’urbanisation s’est rapidement étendue sur la totalité du territoire communal de Montaigu, y faisant définitivement disparaître l’environnement rural et naturel, et débordant sur les communes voisines.

Le 1er janvier 2019, l’association des 5 communes de Boufféré, la Guyonnière, Montaigu, Saint-Georges-de-Montaigu, Saint-Hilaire-de-Loulay, aboutit à la création d’une commune nouvelle, regroupant 20 339 habitants (au 1.1.2017)20 sur 11 792 hectares, et portant, par souci de continuité et de visibilité historiques et géographiques, le nom de "Montaigu-Vendée".

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Sources et Références :

1 Ces trouvailles archéologiques, dont rien n’a été conservé, sont signalées par Charles Dugast-Matifeux (1812-1894), érudit local de fiabilité limitée, dont les écrits ne peuvent être utilisés sans vérifications.
2 Laronze (Georges), Montaigu, ville d’histoire (IVe-XXe siècle), 1958, p. 8.
3 Guerry (Amblard de), Chavagnes, communauté vendéenne, 1988, p. 35-37 ; Dillange (Michel), les Comtes de Poitou, ducs d’Aquitaine (778-1204), 1995, p. 113-143.
4 Bonetti (Philippe) et David (Abel), Montaigu, parcours historiques, 1998, p. 19-23.
5 Examen sur le terrain, en 2016, des substructures de la haute cour du Château de Montaigu, et des parties sud et est des murailles de la vieille ville.
6 Mignen (Gustave), Chartes de Fondations pour l’Aumônerie-Hôpital de Montaigu (Bas-Poitou), 1904, 39 p.
7 Laronze (Georges), Montaigu, ville d’histoire (IVe-XXe siècle), 1958, p. 12-15.
8 Voir dans le Dictionnaire des Vendéens, les notices biographiques de Jeanne de Belleville, Jean Ier Harpedane, Jean II Harpedane, Jean III Harpedane (Arch. dép.de la Vendée).
9 Colrat (Jean-Claude), les Compagnons d’armes de Jehanne la Pucelle et du siège d’Orléans, 1997, tome 2, p. 40.
10 Gauvard (Claude), "L'opinion publique aux confins des états et des principautés au début du XVe siècle", Actes des congrès de la Société des historiens médiévistes de l'enseignement supérieur public, 1973, vol. 4, n° 1, p. 127-152.
11 Vaesen (Joseph), "Catalogue du fonds Bourré à la Bibliothèque nationale", Bibliothèque de l’école des Chartes, tome XLIV, 1883, p. 302-303 ; Lettres de Louis XI, roi de France, tome V, 1895, p. 350-354 ; tome VI, p. 336 ; tome VII, p. 197-199 ; tome IX, p. 190-191.
12 Voir ci-après : Montaigu dans les violences et les calculs des Guerres de Religion (1563, 1569, 1575, 1579-1580, 1588).
13 Voir : Dubuisson-Aubenay (Fr.-N.), "Itinéraire de Bretagne en 1636", in Archives de Bretagne, 1902, p. 160-172 ; Bellouard de Jémonville (Fr.-Fr.-H.), Histoire de Montaigu, 3e partie, manuscrit, 1742 (Bibl. mun. de Nantes : Fonds Dugast-Matifeux : "Documents antérieurs à la Révolution", dossier 204) ; Brochard (Fl.), le Chapitre collégial Saint-Maurice de Montaigu au XVIIIe siècle, 2001, 163 p. ; Mignen (G.) : les Religieuses Fontevristes de Notre-Dame de Saint-Sauveur à Montaigu (Bas-Poitou), 1626-1792, 1902, 222 p. ; les Maîtresses et Maîtres d’école de Montaigu avant et après 1789, 1907, p. 6-22 et p. 49-57, Chartes de Fondations pour l’Aumônerie-Hôpital de Montaigu (Bas-Poitou), 1904, p. 33-37.
14 Richard de La Vergne (Louis), Mémoire sur la topographie de la ville de Montaigu en Poitou, 1787, manuscrit (Arch. dép. de la Vendée : Fonds Mignen, 36 J 60/2).
15 Conseil général de Loire-Atlantique, Cahiers des Plaintes et Doléances de Loire-Atlantique, 1789, 1989 (voir les pages consacrées à l’Assemblée des Marches à Montaigu du 31 mars au 3 avril 1789, et à leur cahier de doléances commun à leurs trois ordres).
16 Kléber (Jean-Baptiste), Mémoires politiques et militaires, éd. 1907, p. 174, p. 94 et p. 116-117.
17 Correspondance, en 1798, de J.-B. Fayau, commissaire du Directoire exécutif de la Vendée près de l’administration municipale du canton de Montaigu (Arch. dép. de la Vendée : L 255).
18 Délibérations et Arrêtés municipaux de Montaigu (Arch. dép. de la Vendée : 146 R2, 146 R3).
19 INSEE, Recensement général de la population de 1982, dépouillement exhaustif… – Vendée - canton de Montaigu, p. 4, tableau P16 ; - Idem, R.G.P. de 1982.
20 INSEE, Population légale de la Vendée à compter du 1er janvier 2017, 10 p.

 

RÉSISTANCES et ENGAGEMENTS

Les noms de rues de Montaigu ne sont pas toujours ceux de simples notables locaux. On y trouve parfois les noms de personnes maintenant oubliées, mais dont la vie fut moins vaine et plus "lumineuse" que celle de bien d'anciens notables, officiellement célébrités locales.
La "rue des Résistants martyrs", minuscule rue du centre-ville, veut rappeler la mémoire de certains de ces oubliés
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Jacques CHAIGNEAU est l'exemple même du héros anonyme, désintéressé... et oublié. Né en 1923 à Cap-Saint-Jacques (Vũng Tàu), il a été un membre actif de la Résistance à Montaigu. Combattant de la France Libre, il est, en août 1943, parachuté en Vendée avec pour mission de collecter des renseignements sur l'organisation de l'occupant dans la région, et de les transmettre à Londres et à Alger. Il met à contribution à Montaigu ses amis Jean Grelier et Michel Favreau, ainsi que le supérieur des religieux passionnistes de Meslay et Raymond Parpaillon (ce dernier, arrêté en février 1944, sera déporté à Bergen Belsen où il mourra en décembre suivant). Arrêté par la Gestapo lors d'une mission à Paris à la fin du mois de décembre 1943, il est emprisonné, puis déporté à Buchenwald, où il meurt exécuté le 5 octobre 1944. Il n'avait que 21 ans, mais "il n'avait pas vécu sa vie en vain".
Pour en savoir plus sur sa vie, courte mais remplie, cliquer sur la photo (4 p. 2 ill.).

 

En 1942, Raymond DEFLIN habite au carrefour de la Robinière, à Montaigu, où il esqt réfugié avec sa famille. Né en 1884 à Saint-Dié, il débute une carrière aux Affaires étrangères quand éclate la Guerre 1914-1918. Fait prisonnier à Verdun, il s'évade. Ayant repris ses fonctions, en 1939 il est consul de France à Charleroi. Après la défaite de juin 1940, il refuse de rester au service du régime de Vichy. Fin 1942, il devient responsable du mouvement résistance Libération Nord pour la Vendée, s'occupant de renseignement et de parachutages. Le 12 août 1943 il est arrêté, emprisonné à la Pierre levée de Poitiers, puis déporté à Buchenwald. Le 29 avril 1945, très affaibli, il est libéré. Il réintègre les services du quai d'Orsay, au consulat de France à Mannheim. Il décède à Nice en janvier 1969.
Voir le blog de J.-O. Le Merle, et lire ce qu'André Coutaud a écrit sur le Discret "baron des Olivettes", dans "les Vendéens dans la Seconde Guerre mondiale", in Recherches vendéennes, 2004, en cliquant sur la photo (6 p. 2 ill.).

 

Né en 1921 à Montaigu où son père est marchand de cycles, Alex AUVINET fait son apprentissage d'ajusteur dans l'atelier d'Hubert Hervouet au pont Jarlet. En 1937, il quitte Montaigu pour Rezé et travaille à l'usine d'aviation SNCAO de Château-Bougon. Ses sympathies communistes se confirment malgré les contradictions et tergiversations du Parti qui en août 1939 soutient le pacte germano-soviétique, en juillet 1940 demande à l'occupant la réapparition de l'Humanité, et à la même époque poursuit ceux de ses membres qui s'opposent aux nazis. En juin 1941, l'invasion de l'URSS éclaircit la politique de la direction du Parti et, requis pour le STO, Alex Auvinet devient militant communiste actif, entre dans la clandestinité et rejoint les rangs des FTP. On ignore à peu près tout de ses activités de résistance mais, recherché, il doit partir en février 1943 sur Le Mans où il est arrêté le 5 mars et fusillé le 1er juin, laissant trois lettres pour ses proches, qu'il termine par la formule : "Vive le parti communiste, vive l'URSS, vive la France".


les ÉCOLES de MONTAIGU d'avant-hier à aujourd'hui

Le territoire de Montaigu accueille aujourd'hui trois écoles primaires - Saint-Jean-Baptiste, des Jardins, Jules Verne ; deux collèges - Villebois-Mareuil, Jules Ferry ; un lycée - Jeanne-d'Arc (plus le lycée L. de Vinci, sur la Guyonnière).
Mais les débuts de l'activité éducative remonte au moins à 1438, quand Jean Harpedane (compagnon de Jeanne d'Arc lors de la délivrance d'Orléans en 1429) fondant la collégiale Saint-Maurice, confie au chanoine y ayant le titre de "chantre" les fonctions de maître d'école de la localité.
450 ans plus tard, la scolarisation finit par s'adresser à tous les enfants de Montaigu.
En 1833, lorsque la loi Guizot impose, à toutes les communes de plus de 500 habitants, l'entretien d'une école de garçons et le recrutement d'un instituteur pour leur faire la classe, la commune de Montaigu en est déjà pourvu, y compris pour les filles.
Les années 1880 sont connues pour leurs lois scolaires. Les républicains viennent d'accéder au pouvoir depuis peu. Ils tiennent à se garantir du retour d'un régime politique monarchique, qui a encore beaucoup de partisans parmi les enseignants religieux de l'enseignement public de l'époque. Ils le font en plusieurs temps : 1882, obligation d'écoles publiques pour filles ; 1886, interdiction de personnel religieux dans les écoles publiques ; 1904, interdiction de personnel religieux dans quelque école que ce soit.
Cela se traduisit à Montaigu par l'adaptation des écoles existantes, et...


l'École puis Conservatoire de Musique Amiral du Chaffault

Plus tard, au début des années 1960, c'était la création des collèges et, à la fin des années 1980, celle des lycées.

L'histoire des écoles à Montaigu autrefois a été étudiée par Ambroise Métay et par le docteur Gustave Mignen qui ont laissé chacun une publication sur le sujet (cf. Montaigu dans les livres et les revues).


"Jeanne-d'Arc" de Montaigu : de l'école au lycée

En quelques dates : l'histoire d'une école qui, fondée à Montaigu en 1702 dans la suite d'une école existant depuis au moins 1660, devient lycée et établissement d'enseignement supérieur quelque trois siècles plus tard : "continuité, modernité et progrès". (format pdf, 2 p. 6 ill.).